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À Jésus par Marie

S'instruire

Les apparitions de la Vierge Marie

Au cours des siècles, des fidèles ont rapporté des apparitions de la Vierge Marie.

Après un long examen, notre Mère l'Église en a reconnu certaines, ou en a approuvé le culte.

Ces apparitions sont des « révélations privées » : le Catéchisme de l'Église catholique rappelle qu'elles « n'appartiennent cependant pas au dépôt de la foi » (n° 67).

Elles n'ajoutent rien à la Révélation accomplie dans le Christ ; elles aident à en vivre plus pleinement à une époque de l'histoire.

Aucun fidèle n'est obligé d'y croire ; l'Église juge qu'on peut les accueillir.

Marie ne se met jamais à la place de son Fils : partout, ses paroles appellent à la foi en Dieu, à la prière, à la conversion et à l'Eucharistie.

Les médailles et l'eau des sanctuaires ne sont pas des porte-bonheur : ce sont des sacramentaux, qui par la prière de l'Église « préparent à recevoir la grâce » (Catéchisme, n° 1670).

Guadalupe (Mexique)du 9 au 12 décembre 1531

Sainte Marie de Guadalupe, « Mère du vrai Dieu »

Voyants
Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, Indien baptisé, canonisé par saint Jean-Paul II le 31 juillet 2002.
Le message
Sur la colline du Tepeyac, Marie demande qu'on lui bâtisse un « petit temple » où elle écoutera les peines de ceux qui viennent à elle, pour les consoler. Son image apparaît sur le manteau de Juan Diego, devant l'évêque Juan de Zumárraga. Selon la basilique, l'événement annonce Jésus-Christ aux peuples du Nouveau Monde.
La reconnaissance
Il n'y a pas de décret unique : l'évêque accueille l'image et fait bâtir un ermitage ; une enquête canonique est conduite en 1666. Le culte est approuvé par l'Église depuis des siècles, et la fête est inscrite au calendrier de l'Église universelle.
Fête
Le 12 décembre, au calendrier de l'Église universelle (mémoire facultative) ; saint Juan Diego le 9 décembre.
Le sanctuaire
Basilique Notre-Dame de Guadalupe, Mexico.

Sources : Le site de la basilique (en espagnol) · Le Saint-Siège

Le Laus (France)de 1664 à 1718

Notre-Dame du Laus

Voyants
Benoîte Rencurel, bergère, tertiaire dominicaine, déclarée vénérable en 2009.
Le message
Pendant cinquante-quatre ans, Marie conduit Benoîte. Selon le sanctuaire, elle a demandé ce lieu à son Fils pour la conversion des pécheurs, avec une église et des prêtres pour accueillir et confesser les pèlerins : un lieu de réconciliation.
La reconnaissance
Le 4 mai 2008, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d'Embrun, promulgue le décret de reconnaissance du caractère surnaturel des apparitions, en présence du nonce apostolique.
Le sanctuaire
Sanctuaire Notre-Dame du Laus (Hautes-Alpes).

Sources : Le site du sanctuaire

Rue du Bac, Paris (France)le 18 juillet et le 27 novembre 1830

Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, l'Immaculée Conception

Voyants
Sainte Catherine Labouré, novice des Filles de la Charité, canonisée par Pie XII en 1947.
Le message
Marie demande de faire frapper une médaille sur le modèle qu'elle montre, avec l'invocation « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Selon le sanctuaire, les rayons qui sortent de ses mains représentent les grâces accordées à ceux qui les demandent.
La reconnaissance
En 1832, Mgr de Quélen, archevêque de Paris, autorise la frappe de la médaille ; les premières médailles sont distribuées en juin 1832 par les Filles de la Charité. Aucun jugement écrit sur les apparitions elles-mêmes n'a été retrouvé : c'est la dévotion à la médaille que l'Église a approuvée.
Le sanctuaire
Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, 140 rue du Bac, où repose sainte Catherine.

Sources : Le site du sanctuaire · Le diocèse de Paris

La Salette (France)le 19 septembre 1846

Notre-Dame de La Salette

Voyants
Maximin Giraud (11 ans) et Mélanie Calvat (14 ans), enfants bergers.
Le message
Une « Belle Dame » en pleurs, qui parle de « son Fils », appelle à la conversion et charge les enfants de faire passer son message « à tout son peuple ».
La reconnaissance
Mandement de Mgr Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble, daté du 19 septembre 1851, après cinq ans d'enquête ; son successeur, Mgr Ginoulhiac, confirme en 1855.
Le sanctuaire
Sanctuaire Notre-Dame de La Salette (Isère).

Sources : Le site du sanctuaire · Le Saint-Siège

Lourdes (France)dix-huit apparitions, du 11 février au 16 juillet 1858

Notre-Dame de Lourdes, l'Immaculée Conception

Voyants
Sainte Bernadette Soubirous, béatifiée en 1925 et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI.
Le message
À la grotte de Massabielle, Marie appelle à la prière et à la pénitence, c'est-à-dire à la conversion du cœur ; elle demande une chapelle et des processions, et invite à boire à la source et à s'y laver. Le 25 mars 1858, elle dit son nom : « Je suis l'Immaculée Conception ».
La reconnaissance
Mandement de Mgr Bertrand-Sévère Laurence, évêque de Tarbes, du 18 janvier 1862, après l'enquête d'une commission constituée en 1858.
Fête
Le 11 février, au calendrier de l'Église universelle (mémoire facultative).
Le sanctuaire
Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes (Hautes-Pyrénées).

Sources : Le sanctuaire : la reconnaissance · Le sanctuaire : le message

Champion (Wisconsin, États-Unis)octobre 1859

Notre-Dame de Champion (autrefois Notre-Dame du Bon Secours)

Voyants
Adèle Brise, jeune immigrée belge.
Le message
Marie, qui se présente comme « la Reine du Ciel », demande de prier et d'offrir la communion pour la conversion des pécheurs, et charge Adèle d'enseigner aux enfants ce qu'ils doivent savoir pour le salut.
La reconnaissance
Décret de Mgr David L. Ricken, évêque de Green Bay, du 8 décembre 2010 : les faits sont approuvés comme dignes de foi, sans obligation pour les fidèles.
Le sanctuaire
Sanctuaire national Notre-Dame de Champion.

Sources : Le site du sanctuaire (en anglais) · Le décret de l'évêque (en anglais)

Pontmain (France)le 17 janvier 1871, au soir

Notre-Dame de Pontmain, Notre-Dame d'Espérance

Voyants
Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé, enfants de 9 à 12 ans.
Le message
Pendant la guerre, alors que la foule prie, Marie ne dit aucune parole : des lettres d'or s'écrivent sous elle, « Mais priez mes enfants Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ». Elle présente ensuite aux enfants un crucifix portant le nom de Jésus-Christ.
La reconnaissance
Le 2 février 1872, par Mgr Casimir Wicart, évêque de Laval.
Le sanctuaire
Basilique Notre-Dame-de-l'Espérance de Pontmain (Mayenne).

Sources : Le sanctuaire : l'histoire · Le sanctuaire : le récit

Knock (Irlande)le 21 août 1879, au soir

Notre-Dame de Knock, Reine d'Irlande

Voyants
Quinze témoins officiels ; le plus jeune avait 5 ans.
Le message
Contre le pignon de l'église, les témoins voient la Vierge Marie avec saint Joseph et saint Jean l'Évangéliste, et l'Agneau devant une croix sur un autel. Aucune parole n'est prononcée : le sanctuaire y voit un appel à l'Eucharistie.
La reconnaissance
Deux commissions de l'Église (1879 et 1936) ont jugé les témoignages dignes de foi ; il n'y a pas eu de décret déclarant l'apparition surnaturelle. Saint Jean-Paul II s'y est rendu en 1979 ; le 19 mars 2021, le pape François en a fait un sanctuaire international de dévotion eucharistique et mariale.
Le sanctuaire
Sanctuaire de Knock (comté de Mayo).

Sources : Le site du sanctuaire (en anglais)

Fatima (Portugal)six apparitions, de mai à octobre 1917

Notre-Dame du Rosaire de Fatima

Voyants
Saint Francisco Marto et sainte Jacinta Marto, canonisés par le pape François le 13 mai 2017 ; Lúcia dos Santos, carmélite, déclarée vénérable en 2023.
Le message
Marie appelle avec insistance à la prière, à la pénitence et à la conversion pour obtenir de Dieu la paix du monde ; elle demande de prier le chapelet chaque jour et fait connaître la dévotion à son Cœur immaculé. Le 13 octobre, elle se présente comme « Notre-Dame du Rosaire ».
La reconnaissance
Lettre pastorale de Mgr José Alves Correia da Silva, évêque de Leiria, du 13 octobre 1930, qui déclare dignes de crédit les visions des enfants et autorise le culte de Notre-Dame de Fatima.
Fête
Le 13 mai, au calendrier de l'Église universelle (mémoire facultative).
Le sanctuaire
Sanctuaire Notre-Dame de Fatima.

Sources : Le site du sanctuaire · Le Saint-Siège

Beauraing (Belgique)trente-trois apparitions, du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933

Notre-Dame de Beauraing, la Vierge au Cœur d'or

Voyants
Cinq enfants, de 9 à 15 ans : Fernande, Gilberte et Albert Voisin, Andrée et Gilberte Degeimbre.
Le message
Marie, qui se dit « la Vierge immaculée », demande de prier toujours et promet la conversion des pécheurs ; elle montre un cœur d'or et demande : « Aimez-vous mon Fils ? M'aimez-vous ? Alors, sacrifiez-vous pour moi. »
La reconnaissance
En 1943, Mgr André-Marie Charue, évêque de Namur, obtient de Rome l'autorisation du culte ; le 2 juillet 1949, il reconnaît le caractère surnaturel des apparitions.
Le sanctuaire
Sanctuaire Notre-Dame de Beauraing (province de Namur).

Sources : Le site du sanctuaire

Banneux (Belgique)huit apparitions, du 15 janvier au 2 mars 1933

La Vierge des Pauvres

Voyants
Mariette Beco, 11 ans.
Le message
« Je suis la Vierge des Pauvres. » Marie offre une source « réservée pour toutes les Nations », dit venir soulager la souffrance et demande : « Croyez en moi… Je croirai en vous… Priez beaucoup. »
La reconnaissance
Après des reconnaissances avec réserves en 1942 et 1947, la lettre pastorale de Mgr Louis-Joseph Kerkhofs, évêque de Liège, du 22 août 1949, reconnaît la réalité des apparitions sans réserve ; saint Jean-Paul II l'a rappelé en 1999.
Le sanctuaire
Sanctuaire Banneux Notre-Dame (province de Liège).

Sources : Le site du sanctuaire · Le Saint-Siège

Kibeho (Rwanda)à partir du 28 novembre 1981 ; le temps significatif s'achève en 1983

« Nyina wa Jambo », Mère du Verbe ; Notre-Dame des Douleurs

Voyants
Trois voyantes seulement sont reconnues : Alphonsine Mumureke, Nathalie Mukamazimpaka et Marie-Claire Mukangango, élèves du collège de Kibeho.
Le message
Selon la déclaration de l'évêque, Marie appelle à la conversion et à la pénitence, s'attriste de l'incrédulité, présente la souffrance acceptée comme un chemin de salut, demande la prière constante, en particulier le chapelet, et fait connaître le chapelet des Sept Douleurs, sans qu'il remplace le Rosaire.
La reconnaissance
Le culte public est approuvé le 15 août 1988 ; le 29 juin 2001, Mgr Augustin Misago, évêque de Gikongoro, prononce le jugement définitif, en présence des évêques du Rwanda et du nonce apostolique. Les autres voyants, les messages postérieurs à 1983 et les autres phénomènes ne sont pas reconnus.
Fête
Le 28 novembre, fête de la Mère de Dieu à Kibeho ; le 15 septembre, Notre-Dame des Douleurs, au calendrier de l'Église universelle.
Le sanctuaire
Sanctuaire Notre-Dame des Douleurs de Kibeho (diocèse de Gikongoro).

Sources : La déclaration de l'évêque (en anglais) · L'agence Fides (en anglais)

Des dévotions autorisées, sans déclaration sur le surnaturel

Depuis le 19 mai 2024, le discernement suit les « Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés » du Dicastère pour la doctrine de la foi. En règle générale, l'Église ne déclare plus qu'un phénomène est surnaturel : elle peut accorder un « nihil obstat », qui autorise et encourage la dévotion sans se prononcer sur son caractère surnaturel. Les Normes de 2024

Les paroles de Marie citées sont celles que rapportent les sanctuaires ; elles ne sont pas des textes de foi. Les « secrets » et les messages non reconnus ne sont pas repris ici.

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